21 juillet 2007
Derrière l’île…le bitume
J’avais beau faire brailler tout les
ventilos pas un seul n’arrivait a dégager suffisamment de fraicheur. 3
spécimens de brasseurs étaient stratégiquement positionnés pour délivrer le
maximum de bien être mais je n’arrivais a sentir sur moi que de vagues effluves
tièdes.
Alors que la
pleine lune me les avais royalement brisé pendant tout le mois qui venait de s’écouler,
la nuit noire qui s’annonçait ce soir semblait, bien que toute différente, à la
fois pleine de perspectives et sous des augures plus que glauque.
J’essayais
de ne pas y penser la seule idée ; qu’au matin un cadavre aurait put
joncher le sol de ma route, comme on me l’avais prédit, me glaça le sang, plus
tard je compris que ma volonté n’étais que partie négligeable dans cette
affaire et que bien des instances supérieures décideraient avant de comment
doit se dérouler le scénario.
La petite communauté
, charmante au demeurant, avait semble t’il permit a des étrangers de vivre et
prospérer sur leur terre .il faut dire que le taux de consanguinité avant cette
ouverture, avait alerté plus d’un expert de la société protectrice de l’homme. Convaincu
du bien fondé des alertes scientifiques, le conseil municipal avait voté cette
ouverture non sans heurs et sans verbes haut de la part des Partisans
Autarciques qui avait jurés d’empaler par le fondement tout ceux qui n’étais
pas nés ici.
Old Dick Man
tira une latte sur le choobang et s’étouffa à moitié :
« Mais
putain de bordel de merde qu’es ce que
t’as mis on dirai que je fume des poils de chameaux ».
Il jurait
toujours pour un rien, comme une ponctuation obligatoire, venue enrichir tel un
moyen de défense, un langage appauvri a une centaine de mots indispensables,
que beaucoup avaient remplacé par des geste ou des signes .Old dick man était
un des derniers survivant du langage
Parlé
Je riais en
branchant le magnéto sur la table, cette redoutable arme pour feignant allais
me permettre de garder une trace de l’intégralité de l’entretien, sans que je n’ai
a me soucier de l’état de déchéance avancé probable dans lequel nous nous
trouverions en fin de soirée, incompatible avec la prise en main d’un stylo , encore
moins avec l’élaboration d’un quelconque langage scriptural.
Son histoire
aurait pu être celle de n’importe quel péquin
de base venu s’enterrer dans un trou perdu pour échapper aux vicissitudes des la Vie Urbaine.
Il avait 6ans quand la population découvrit avec
effroi la stérilisation consciente et forcée
de toutes les générations futures par l’incorporation des OGM dans l’alimentation
et que sa famille décida de partir s’installer dans la communauté afin, pensais
ils, de donner une vie plus saine à leurs enfants.
Mais Hommes,
femmes, enfants, jeunes, vieux tout le monde avait été touché et très vite le taux de natalité commença a décroitre sur la planète de manière alarmante
comme si toutes ces petites bombes
humaines se déclenchaient l’ une à la suite de l’autre.
Au milieu de
tout cela bien sur les cancers et toutes les maladies disparues refaisaient
surface, non sans satisfaire une partie des démographes qui ne voyaient pas
comment nous aurions pu absorber l’essor démographique des pays d’Asies…mis a
part peut être en les installant en
Afrique dont les Chinois et les autres pays occidentaux s’était rendues maîtres
il y a des décennies pour le seul intérêt de sociétés privées payées une
fortune par les états « colonisateurs »
Des multinationales
à la tête desquels on retrouvait comme par hasard des membres des
gouvernements, des services de renseignements. . ; autant dire que, dans
ces conditions, n’importe quel benêt non philanthrope, aurait voulu et aurait
tout fait pour que les conflits perdurent.
La manipulation de la masse n’était
plus un secret, les colonisateurs s’étaient rendus maîtres dans les attentats
bidons contre leur propre camps ,
justifiant ,salutairement une entreprise
de destruction massive où les pertes aussi humaines soit elles ne seraient que
quantité négligeables en comparaison des profits faramineux
Tout ceci aurait put durer encore longtemps
si l’ensemble des facteurs coexistant à
cette mascarade s’étaient tenus bien tranquille
ODM plongea la main dans le sachet
d’herbe et en retira une grosse poignée qu’il déposa délicatement sur la table
basse du salon, pris un crayon et divisa en deux la petite colline de verdure :
« qu’es ce tu vois ? »
-euh là sur la table ?
-non sur mon cul putain de merde t’as
été nourrit au DAFLAGAN ou
quoi ?oui qu’es ce tu vois sur cette putain de table ??!!
-euh, je sais pas, deux montagnes de
beux traversées par un chemin ?
-euh bé faut te tirer les doigts du
cul mon salaud, mais quand tu les sors, faudrait peut être savoir ou les mettre
-j’t’avoue que je saisit pas très
bien …
-le chemin, ce putain de chemin pour quoi il est la ?
-parce que euh c’est le seul endroit
pour passer ?
-MAIS PUTAIN DE MERDE hurla il en me refilant généreusement le
quart du bol de riz ingurgité la veille qui dormait au fond de sa dent creuse
Ça c’est ce que le monde veux que tu
crois que ton putain de chemin est la, que ton putain de chemin est tracé
-Il ne l’es pas ?
-Mais t’as été livré en kit et monté
avec un manuel dans une langue étrangère ou quoi ?
-en même temps vu que t’es pas le
« champion de la précision »et que..
-Mais t’es venu ici pourquoi bordel
de merde ?
-Comprendre
-Merci enfin un mot censé qui sort de
ta bouche
-de rien ça m’arrive parfois..
-Donc si t’es venu ici pour
comprendre faut bien que je t’amène à un raisonnement espèce de figue molle
-ok donc selon toi le chemin n’est
pas tracé ?
-Mais si bien sur qu’il l’es !!
-désolé je ne comprends plus rien
-pourquoi tu crois qu’ils peuvent être
aussi précis sur l’itinéraire ?
-Je sais pas, leur expérience
personnelle de la vie, la similitude des parcours..
-putain t’as vraiment été trop
longtemps à l’école ou tu t’es gavé de télé pendant 15ans au choix, ah -t’as
fait les deux ben j’comprends alors
- bon Papi champion d’la casse ça va
5 minutes mais l ça me gave
-Eh ben il t’en as fallut du temps
pour réagir !
-Je suis venus ici pour comprendre, par
pour me faire insulter ou humilier
-Ah bon et comprendre que l’on s’ait
fait baisé jusqu’à l’os et fermer sa gueule c’est pas putain d’humiliant !
-Ben si mais qu’es ce tu veux faire…
-voilà, putain ce défaitisme
généralisé la sensation de son impuissance individuelle face à la masse tout ça
c’est du vent
-explique toi !
-mais t’as pas compris que c’est là
ou il gagne dis il en pointant sa tête du
doigt, si tu les laisse rentrer ici c’est finis ils sont pires qu’une
drogue
-Ouais ,alors la vieille hallu j’ai
des voix qui me parlent dans ma tête..
-Mais non espèce de saucisse à l’ail
,je te parle de choses réelles que n’importe quel con sur la planète a put ressentir
Il sépara nettement de son crayon la
petite montagne d’herbe qui été la plus proche de moi puis la fis glisser dans
ma direction
-que vois tu là ?
La structure cannabique qui m’étais
présentais ressemblais à une de ces iles du pacifique ,petit vomito d’un volcan
environnant
-une ile avec une plage et des
rochers et beaucoup de verdure…
Il empoigna le choobang et le cala
entre ces genoux , dévissa la douille, ouvrit le tiroir de la table basse , en
ressortis un foyer dont les proportions gigantesques me firent penser a un
entonnoir en métal, il vissa la bête, rapprocha l’immense foyer du bord de la
table et le remplis du cannabique objet insulaire.
-Va voir dans ton île et tu connaîtras
la vérité
- wow euh ce n’est pas que je ne veux
pas jouer mais j’ai pas envie de mourir tout de suite
-ce chemin n’est pas pour les
coureurs seuls les marcheurs arriveront jusqu’au bout dit il en me tendant l’objet
contendant
Le chalumeau a gaz qui trônait sur le
bar devait surement servir a l’allumage
de ce genre d’engin mais une main secourable, une aide me semblait
indispensable et ODM l’avait compris a mon regard en direction du starter
-t’inquiète pas petit , reste assis avait il dit en s’aidant de mon épaule pour
le lever
il fit les 6 pas aller retour qui le
séparait du bar en trainant les pieds dans ses vieilles babouches et se vautra
dans le sofa à la place exacte qu’il avait occupé jusqu’alors
-tu es prêt ?
-Euh oui enfin si tenté qu’on puisse
être prêt pour ce genre d’expérience mais comment savoir si..
-tu sais reconnaître le son de ta
propre voix ?
-oui je crois
-bon alors tu trouvera le chemin
-ok bon ben c’est partit
-il alluma le chalumeau qui dans la
seconde qui suivit fit augmenter la chaleur dans la pièce d’au moins 3 degrés, a
ce rythme la il allait falloir descendre le choobang en vitesse si je ne
voulais pas mourir avant de déshydratation avancée
Je lui fis signe, au moment où le
chalumeau rentrait en contact avec la douille mes poumons était vidés du
moindre souffle d’air, la synchronisation fut parfaite. En l’espace d’un
instant l’équivalent d’un demi plant de la plus pure marie jeanne envahissait
tout mon corps et me laissait voguer sur un écho lointain :
« Observe des gosses en train de regarder la télé des heures
entières d’une mélasse réfléchie pensée pour toucher droit au cœur de la cible
l’amplitude sonore , les couleurs les sons tout est orchestré pour
conditionner les enfants des leurs plus jeunes âge a devenir quelqu’un par la consommation et non par l’accomplissement
de soit
d’où l’intérêt de certaines compagnies sous couvert de programmes
éducatifs de s’inviter par le biais de la télé dans certaines écoles.
Sous formes d’émissions obligatoires parcourus encarts publicitaires des
marques investissent, des petits cobayes tout frais et bien malléables, piqués
, shooté, accros à la marque
la nature propre du travail ainsi visé par ces adultes en devenir n’est alors qu’un détail secondaire ,ce qui compte est : vas il me
rapporter suffisamment pour pouvoir
acquérir non pas un niveau de vie humainement plus qu’acceptable, mais le
niveau de vie inconditionnel sous lequel je ne peux descendre et qui revêt
l’achat impératifs des objets X,Y,Z ; achats largement conditionnés entre autres par les médias et marques suscités
« observe ces millions de mecs dans les bureaux box avec la photos de leur femme et des gosses , le
même Mug pourri qui a vu le pire café du monde et toutes leurs petites
n’affaires qui, ils le savent pertinemment, ne tiennent que dans un carton
facilement remplissable, une tripotée de gens sur la sellette qui ne pense qu’a
une seule chose : sauver leur fesses.
« observe ces millions de mecs a la chaine qui suent qui ne sentent
plus leurs doigts, qui ne lisent plus,
qui ne parlent plus, dont le seul horizon est la même tour pourrie qui
ressemble à toutes les autres par l’affligeante banalité des drames humains
quotidiens de l’industrie parallèle et qui se suicide après 30 piges en
horaires décalé
« observe toi, esclave moderne d’une société dites
« évoluée » à la merci de la précarité latente ton boulot a chier, tes
horaires à la con, courant après le contrat qui pourra faire juste encore
demain que tu ai un toit parce que sans qu’il y ai d’inflation, juste une
aubaine de t’essorer plus ; l’ensemble est partenaires s’est accordé pour
multiplier par 10 les prix en l’espace de quelque années rendant la notion du
luxe toute relative et basée uniquement sur des signes extérieurs de richesse qui
jusqu’à lors avait été accessible ou relativement peu convoités
-mais que faire c’est quoi la
solution es ce qu’il y en as une ?
-Oui informe tes semblables de la vrai nature des choses , le changement
est un acte personnel et on ne peux changer ce monde ,il suffit de ne pas
contribuer à ce système à son échelle, de ne pas le cautionner de ne pas le
laisser rentrer dans ta tête, d’être plus fort que lui en te détachant de Ses
valeurs.
La voix se dispersa en écho lointain
et je perdit connaissance.
le bitume est un sale oreiller ;Je
m’en suis rendu compte ce matin là en me réveillant le visage douloureux et des
gravillons collé sur le front.
Qu’es ce que je faisais là, mon
dernier souvenir remontais au salon et au canapé D’ODM et la claque sévère que
le choobang m’avait infligé
« observe, observe…»
Ça me revenait par bribes si
seulement j’arrivais à me rappeler …le magnéto, j’avais branché le magnéto
Je fis un effort surhumain pour me
mettre sur le dos ma tête pesait des tonnes et tout mouvement vers l’avant de celle-ci du
ressort de la torture je tâtais me
poches à la recherche de mon palliatif mémoriel.
Il étais là, dans la poche intérieure
gauche de ma veste, je l’extirpais et pressais le bouton retour
Apres une seconde et les premiers couinements
de rongeur émis par l’appareil je pressais le bouton lecture. Pendant un
instant je crus que les pile étais morte une espèce de voix ralentie de vieux
films d’horreurs s’exprimait sur la bande mais je me souvins que l’appareil
avait 2 vitesses d’enregistrement, je basculais l’interrupteur et ma voix
parvint enfin à mes oreilles .je souris, je n’avais pas rêvé
ODM avais disparut mais je savais que
notre rencontre n’avait pas été veine .
J’étais vraiment à la masse, et
incapable de toute mouvance, mais tout ceci avait été bien réel et la
révélation du choobang le prétexte pour
exprimer ce dont je me doutais.
le seul espoir serait donc de le
faire savoir au plus grand nombre, mais ne le savais t’il pas déjà ?
17 juillet 2007
Le choc des cultures 1/2
il fut toujours là
toujours présent
le choc des cultures
qui n'fait peur qu'à l'ignorant ?
le choc des cultures
décrié, dénaturé, dénoncé
pour que la masse soit plus lisse
le choc des cultures
pourquoi gommer ces richesses
qui ne sont pas des vices
le choc des cultures
paradoxe d'une société
prêt a emporter
des packages complets
de cultures sectaristes
mais c’est marrant
unis dans le carcan
d'une époque consumériste
le choc des cultures
tant de mâles
qui s'épilent intégral
dans tout les instituts de beauté
le choc des cultures
tout ça pour qu'tu glisses
que ton image puisse passer
le choc des cultures
paradoxe d'une société
prêt a emporter
des packages complets
de cultures sectaristes
mais c’est marrant
unis dans le carcan
d'une époque consumériste
le choc des cultures
et les mêmes choses
qui font que nos yeux brillent
l'amour ,de quoi manger tout les jours
et rendre heureuse sa famille
le choc des cultures
Et cette jeunesse qui doute
qui croit a Super Securit
pour nous sauver de la déroute
perso j'en doute
il nous joue à la mort subite
le choc des cultures
de parents en démission
qui n'saisissent plus les valeurs
du monde sans lueurs
de ce monde en décomposition
le choc des cultures
paradoxe d'une société
prêt a emporter
des packages complets
de cultures sectaristes
mais c’est marrant
unis dans le carcan
d'une époque consumériste
le choc des cultures
d'un monde qui persiste
dans l'OGM en monoculture
sachant pertinemment
qu'il nous stérilise
ainsi que la nature
le choc des cultures
le profit contre la Vie
les Moutons contre les ordures
Au final une planète plus trop bleue ,
un troupeau errant sans verdure .




